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 La photographie est à la portée du dernier des imbéciles, elle s'apprend en une heure, ce qui ne s'apprend pas, c'est le sentiment. [Nadar] 

 

On ne voit pas comme on respire. [Marc Riboud]

8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 10:00
Tapia de Casariego

Ce dimanche là dans les rues Tapia. Sous un soleil de presque midi, dans le vent chaud de la côte asturienne, je cherche l'ombre et la trouve sous le porche de l'église où s'amassent les âmes.

A l'église et dans les bistrots du port, toutes les générations se côtoient et vivent la rue. Le curé parle fort, un véritable one man show, mimant un gros bonhomme et, à ce que je comprends, se moquant de sa propre calvitie. L'église pleine à craquer ri de bon cœur. Le ton redevient un peu plus grave avant que l'assemblée reprenne en cœur un Blowin in the wind de Bob Dylan très émouvant...la réponse est dans le vent...Dans mon dos des petits joueurs de foot se rêvent Messi entre les hauts palmiers de la place San Esteban.

Ce dimanche là à Tapia, le petit port chômé est figé en carte postale, j'ai le cœur émeraude, entre l'appel du large et le brouhaha des terrasses. Aux portes de la Galice on est si loin de Madrid, la langue elle même prend des libertés, l'espagnol y est plus gras, la jota rieuse et tambourinante. Les tapas s'enchaînent, les mamies se retrouvent sur le pavé autour d'un verre de rouge, les familles les jeunes en bandes les pèlerins en route vers Compostelle les chaussures du dimanche les tongs des touristes le rouge à lèvres la crème solaire la tombola le serano les poulpes les petits joueurs de foot croisés sur la place qui trempent leurs pieds et se préparent au plongeon. Le quai se requinque à la bière et au cidre trouble bien frais.

Au coin de la Calle Amos De Dios j'apprends un peu de l'histoire du port et de la ville avec un vieux qui me félicitera pour mon espagnol. C'est un ancien hockeyeur de l'équipe de Santander et à ce titre il me parle de ses souvenirs de matchs à Limoges.

Ce dimanche là à Tapia je m'en retourne par la crique et les plages, les pieds dans l'eau en chantant du Bob Dylan. J'ai des cacahuètes dans les dents et le reflux houblonneux.

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Published by BILLY BOP - dans Les villes
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